souvenir, souvenir Lundi 12 mai 2008
C’était un certain mai 68…

Beaucoup d’activités ces jours-ci à la BnF avec le lancement de Gallica 0.2


- Google est en train de mettre en ligne plein de bibliothèques.
- Whaouw !
-Chuttt !
- (Visiblement, ils ne négligent aucun détail)
- (je vois çà !)
Vu sur le blog des bibliothèques de Marennes Oléron
Et après on s’étonnera qu’ils déchirent les livres !
Couvillencoul s’offre un pigiste de luxe : Régis Debray, qui dans le Monde du 6 mars répond aux élucubrations d’une commission Marc Lévy-Paul Loup Sulitzer-Michel Edouard Leclerc chargée par Nicolas “casse-toi pôv’ con” Sarkozy de réfléchir à l’avenir du livre.
Pour vous mettre en appétit, citons juste cet extrait de Debray concernant le dépôt légal :
| 1. Fin du dépôt légal. S’il est vrai que le livre sur papier relève du domaine des antiquités, et la Bibliothèque nationale François-Mitterrand du délire d’un pharaon républicain, la conservation des modes de vie anciens a ses limites. La notion de patrimoine aussi. Qu’une ordonnance de François Ier (1537) fasse encore loi à l’ère du numérique confine au grotesque. Feront désormais l’objet d’un dépôt obligatoire les seuls ouvrages qui répondent à une demande réelle du consommateur : la liste des meilleures ventes hebdomadaires de L’Express fera foi. L’offre de livres étant pléthorique, volatile et hétérogène, il faut des repères sûrs. | ![]() |
Et si tout ceci était un joli canular ?
Télérama n°3034 du 5 mars 2008 en fait des gorges chaudes page 10 : «Viennoiseries - Petite idée en provenance d’Autriche pour les candidats en panne. La mairie de Vienne a mis en place une hot line où, moyennant 0,39 euros, une actrice lit un texte érotique, classique ou moderne, au téléphone. Et pourquoi ? Pour financer la bibliothèque municipale.»
L’hebdo, obsédé par le contexte électoral français, s’est sans doute laissé abuser par ce blogueur qui persifle sur le tarif. Il s’agit plus simplement d’une opération de la bibliothèque municipale concernant sa collection de Secreta (nous dirions son Enfer, comme à la BnF) composée de littérature érotique des 18e, 19e et 20e siècle. En appelant l’Erotik Hotline entre le 11 avril et le 31 mai 2008, on pourra pour 39 centimes d’euro par minute entendre l’actrice Anne Bennent lire des extraits de divers auteurs, dont Restif de la Bretonne. Cette action, menée en partenariat avec l’association culturelle Aktionsradius Wien qui organise une Nuit de l’amour le 6 mai, est certes autofinancée mais n’a pas de but lucatif !
(Désolé pour les liens : sauf celui pointant vers la BnF, ils sont réservés à ceux qui entendent la langue de Freud… et de Sacher Masoch !)
Il y a quelques jours, nous vous faisions part de la présence dans le catalogue suisse RERO d’une mêche de cheveux du théologien Vinet.
Une collègue de la bibliothèque en question (Marylène) vient de nous signaler sa disparition. Afin de faciliter les recherches, voici copie de l’objet du délit.

Toute information sur cet accessoire capillaire est à communiquer à la direction de la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise à Lausanne..
Y’a pas que la Bnf à s’éclater sur le catalogage : la preuve avec cette jolie notice extraite du catalogue collectif helvète RERO :
A noter que la mèche de cheveux d’Alexandre Vinet, théologien protestant, est disponible en prêt inter, mais si vous cliquez sur “prêt entre bibliothèques”, sur RERO, vous verrez que nos collègues romands sont prudents…..
Une idée pour réutiliser nos bons vieux vinyles, celle de Carlos Aires :
Et jetez aussi un oeil sur Desperate librarian Housewife et découvrez le sleevefacing (en français, quelque chose comme ” je me transforme en rock star grâce à mes vieilles pochettes”)
Vous vous êtes lancé, enfin, dans le désherbage des vieux usuels : bravo, IOUPI ! Maintenant si vous ne voulez pas qu’un grincheux membre de l’opposition municipale découvre vos Quid 1985 dans les poubelles ou une brocante, il faut DECHIRER le livre et là, c’est toute une technique !
Couvillencoul, dans sa grande bonté, vous propose cette page d’exercice en compagnie d’un expert de la Bibliothèque nationale du site heavysports.com.
PS : article à ne pas faire lire aux bibliothécaires atteint du syndrome de Diogène documentaire : ils pourraient en faire une crise cardiaque.
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Lu sur le Journal de psychiatrie de Fontevraud : Le syndrome de Diogène a été décrit en 1975 par Clark.(…/…) La littérature [professionnelle] tend à classer un tel syndrome parmi les ” entasseurs pathologiques “. Pour Saladini, l’entassement est ” un symptôme transnosographique ” qui peut être relevé dans les troubles obsessionnels compulsifs, les schizophrénies, les démences, le syndrome de Diogène et chez des sujets cérébro-lésés. |
De là à penser que certain(e)s collègues souffrent de ce syndrome avec leur manie de conserver les vieilles notes de service, les Que Sais-je édition 1947, les suppléments télé des années ORTF, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas, bien entendu. Et loin de nous l’idée qu’ils puissent être bibliothéconomico-lésé(e)s ou cérébro-léger(e)s.
C’est pourtant ce pas que des bibliobloggeurs espagnols, moins révérentieux qu’à Couvillencoul, franchissent allègrement, en parlant de SDD, à savoir “Sindrome de Diogenes Documental”. La preuve ici et aussi ici. D’après eux, la Suisse, le Canada et l’Espagne seraient les pays les plus touchés. Nous voilà (un peu) rassurés.
Par contre chez nous, on souffre régulièrement du syndrome du “un jour, un chercheur viendra…“, version fantasmée du “Un jour, mon prince viendra”.
Après le grand succès 2007 des couvertures de Martine, voici que les Pieds nickelés s’y mettent !
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Merci à Bibliofrance pour l’info. A vous de jouer sur le Générateur de couvertures, ici.
PS : les biblioblogades sont une initiative du blog liber-libri.
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Nous vous avons présenté il y a quelques jours la BD Book Hunter de Jason Shiga. L’auteur était présent à Angoulême et a bien voulu nous faire cette superbe dédicace :