Le fantôme de la Bm de Francfort Samedi 10 mai 2008

Beaux spécimens de primate et de bibliothécaire à lunettes dans cette pub pour inciter les djeuns à venir à la bibli.
Bibliothèque à l’ère soviétique : tristesse absolue !
Quelqu’un pourrait-il nous faire le synopsis de ce long clip lugubre, à défaut d’un sous-titrage ?
Et nous expliquer le semblant de sourire furtif sur les lèvres du lecteur et du bibliothécaire pendant deux secondes tout à la fin de la vidéo ?
Merci à la médiathèque de Plaintel pour le lien qui illumine notre pont du 1er mai.
Pour ceux qui sont nés avec internet, cette époque semble à des années-lumière. Oui, il a existé un temps où on s’écrivait des lettres et pas des mêêls, où la coopération professionnelle passait par des feuilles de choux, où le dessin se faisait avec une gomme et un crayon, et où l’arrivée d’un monstrueux IBM 3090, gros comme un frigo, nécessitait deux manutentionnaires pour l’installer..
Il n’ y avait pas de blogs, mais l’humour bibliothéco(no)mique se glissait déjà dans des revues austères et très respectables. En ces années bénies où la 2CV, la GS et l’Ami 6 des “sous-bibs” cohabitaient avec la R16 du conservateur sur le parking de la bibli, Claude Razanajao exerçait ses talents de dessinateur pour AGORA (la revue du SUNIST), SIBIL, ARABESQUES, BIBLIOT-ECHOS (de l’ABF Languedoc-Roussillon), le BULLETIN de l’ABF (devenu BIBLIOthèques), BIBULLE, la LETTRE de la BIU de Montpellier, l’ouvrage de J. Gascuel et A.M- Chaintreau : le bâtiment de A à Z, etc.
Un simple dessin (dessein ?) pour vous mettre en appétit et vous donner envie de feuilleter son site web :
Merci Raza, et longue vie à la revue culturelle que tu animes : l’Almanach du Val Borgne (si, si !!). La retraite t’a donné apparemment une grande sagesse, puisque le rythme de publication est raisonnable (un numéro annuel) ce qui doit laisser un peu de temps pour la chaise longue au soleil des Cévennes et… le dessin.
Un autoportrait (en anglais) de Vonjobi, un collègue philippin.Sa modeste contribution pour aider à changer l’image de la profession. Sympa.

Notre bravitude habituelle nous pousse à traduire le texte sur l’image :
Après une longue journée à la bibliothèque, la dernière chose dont a besoin Margaret, c’est un bon livre.
Sacrée Margaret, va !
Ils sont pas mimis tous les deux ?
(IT Professionnal = animateur multimédia)
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Lu sur le Journal de psychiatrie de Fontevraud : Le syndrome de Diogène a été décrit en 1975 par Clark.(…/…) La littérature [professionnelle] tend à classer un tel syndrome parmi les ” entasseurs pathologiques “. Pour Saladini, l’entassement est ” un symptôme transnosographique ” qui peut être relevé dans les troubles obsessionnels compulsifs, les schizophrénies, les démences, le syndrome de Diogène et chez des sujets cérébro-lésés. |
De là à penser que certain(e)s collègues souffrent de ce syndrome avec leur manie de conserver les vieilles notes de service, les Que Sais-je édition 1947, les suppléments télé des années ORTF, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas, bien entendu. Et loin de nous l’idée qu’ils puissent être bibliothéconomico-lésé(e)s ou cérébro-léger(e)s.
C’est pourtant ce pas que des bibliobloggeurs espagnols, moins révérentieux qu’à Couvillencoul, franchissent allègrement, en parlant de SDD, à savoir “Sindrome de Diogenes Documental”. La preuve ici et aussi ici. D’après eux, la Suisse, le Canada et l’Espagne seraient les pays les plus touchés. Nous voilà (un peu) rassurés.
Par contre chez nous, on souffre régulièrement du syndrome du “un jour, un chercheur viendra…“, version fantasmée du “Un jour, mon prince viendra”.
Quelques extraits d’une annonce parue récemment sur Biblio-fr. Faut-il en rire ou en pleurer ? En tous cas, vus les risques, j’espère qu’ils prévoient une prime égale à celle des GIGN !
Libellé du poste : Acquéreur JEUNESSE DVD documentaires et fiction, Contes, Sciences et Techniques, Arts
Risques :
* Physiques : allergies (poussière, système de chauffage/climatisation mal régulé, moquette au sol), mauvaises postures (banques de prêt et de retour non ergonomiques, problèmes de luminosité des bureaux).
* Psychologiques : stress (niveau sonore élevé, résolution des demandes psycho-relationnelles des usagers, service public en flux tendu, …)
Mais qu’est ce que c’est que cette boutique poussiéreuse, mal éclairée, glaciale l’été, étouffante l’hiver, avec une banque de prêt haute de 45 cm, des chaises bancales, un bruit de fond insupportable et des usagers hystériques, sans parler des moisissures, pollens, amibes, aoûtats, microbes et miettes de pain dans la moquette ?

Ci-dessus une photo (exclusivité Couvillencoul) d’un groupe de bibliothécaires jeunesse en cours de résolution d’une demande psycho-relationnelle d’un usager en flux tendu.
PS : Le reste de l’annonce est tout aussi ahurissant et d’autres que nous, par exemple Bibliofrance, en font à juste titre la dissection.
Quand est-ce qu’on se fait un calendrier ? Question souvent évoquée à la cuisine de la bibliothèque, mais jamais résolue. Les texans l’ont fait !
. En fait, ils ne sont pas les premiers, en 2006, des bibliothécaires de l’Illinois s’étaient déjà dénudées pour la bonne cause.
Nous avions laissé notre blonde devant la banque de prêt, en juin dernier (c’était un des premiers messages de ce blog), à demander bêtement un hamburger, des frites et un coca, la voici de retour en pleine forme sur Youtube !
Contribution de Liber libri, qui vient de lancer l’idée rigolote d’Olympiades de biblioblogades.
(Marie M. avait déjà repérée la vidéo sur Daily Motion pour le compte de Couvillencoul il y a six mois : Cascada - Everytime We Touch)
Lorsque des bibliothécaires anglaises (à lunettes, of course) se font virer de leur bibliobus pour “conduite inappropriée”, elles forment un groupe de rock, et elles lui choisissent un nom super original : The Librarians :
Mount Lebanon Library, vous connaissez ?
Dans ce petit coin des USA, près de Pittsburgh, les bibliothécaires ont été laché(e)s la semaine dernière dans les rues pour une sorte de parade, à l’occasion des 75 ans de leur bibliothèque. A Couvillencoul, on ne sait pas trop quoi en penser, sinon que la collègue en veste bordeaux devrait changer de chaussures.
Personnellement, on préfère le lacher de toros dans les rues de Pampelune.
C’est pas tous les jours qu’on trouve un article émerveillé sur la façon dont les bibliothécaires s’habillent pour aller au boulot !
Le journal local de Harriesburg, Mississipi, dans sa livraison du 28 octobre dernier, fait ainsi le portrait de Nancy Kaul, la bib locale, dont le style est qualifié de “Beautifully classical”.
On y apprend un truc incroyable, que l’on propose à nos lectrices de mettre en pratique : elle choisit sa tenue la veille !
A vos garde-robe !
A comparer avec ce reportage de la télé néo-zélandaise TV3 qui a diffusé en septembre une vidéo sur un atelier “mode” lors du dernier congrès des bibliothécaires kiwis : dommage bien sûr que ce soit en anglais. mais visiblement, les bibliothécaires en ont un peu marre qu’on pense qu’elles s’habillent avec des sacs à patates et elles sont unanimes pour prendre cet atelier comme une provocation.
Quoique…
L”atelier bibliothéconomie dans la salle à côté rassemblait 5 personnes alors que l’atelier mode était plein à craquer !