Couv. ill. en coul.

Le blog bibliothéco(no)mique de Melvil Dewey et Jean-Philippe Rameau

Ah bon, il faut les rendre ? samedi 21 mars 2009

Filed under: Public chéri mon amour — modérateur @ 7:27

Y’a encore du boulot pour expliquer aux usagers qu’ils doivent rendre leurs livres : exemple avec cet échange de mails entre la bibliothèque de P. et une de ses lectrices :

—– Original Message —–
From: Mich
To: bibliotheque@ville.fr
Sent: Friday, March 20, 2009 9:47 PM
Subject: re: Bibliothèque
OUI JE SUIS EN POSSESSION DE CE LIVRE MAIS JE L AIS PAS FINI ENCORE
CA SERT A RIEN QUE VS VOULEZ ME LE PRETER
APRES VS VOULES ME LE REPRENDRE A BIENTOT MME CXXXXXXXXX.

> Message du 20/03/09 15:11
> De : bibliotheque@ville.fr
> A : mich@fai.com
> Copie à :
> Objet : Bibliothèque P.
>

P.le 20 mars 2009

Madame C.

22 rue Dewey

9XXXXX. P.

Membre de la carte : C.

Premier rappel

Nous constatons, sauf erreur de notre part, que la durée du prêt des documents suivants est dépassée.

Etiquette 5500020

Support Livres

Document «Moi, Armand, né sourd et muet» / Armand Pelletier

Cote B 362.4 PEL

Retour prévu le 19-02-2009

Pensant qu’il s’agit d’un oubli de votre part, nous comptons sur vous pour les rapporter au plus vite.

Nous vous rappelons qu’il est possible de prolonger vos emprunts en prenant contact avec nous par mail ou par téléphone.

Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération.

L’équipe de la bibliothèque

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7 Responses to “Ah bon, il faut les rendre ?”

  1. Rincevent Says:

    Les lecteurs sont une source d’étonnement sans cesse renouvellé pour nous (à défaut d’émerveillement…). ^^

    Ceci dit, il aurait peut-être mieux valu masquer l’adresse. Elle suffit à elle seule à retrouver la commune, ainsi que le nom et le prénom de la personne (qui finit en …na si je me suis pas trompé). Histoire d’éviter les embrouilles. Enfin, je dis ça, je dis rien.

  2. melvil Says:

    J’ai encore un peu plus anonymisé les messages !

    merci de la remarque, et merci aussi bien sûr au bibliothécaire de la BM qui m’a envoyé l’info !

  3. nicomo Says:

    Pour ma part, et avec quelques bémols, je donnerais raison… à la lectrice. Cf le fonctionnement d’un service (commercial, mais calqué au fond sur une « bibliothèque ») comme Glowria : j’ai droit à 3 docs. Je peux les garder tant que je veux, mais si je veux un nouveau doc, je dois rendre un des 3 docs que j’ai chez moi. Et en tout état de cause, je dois tout rendre à la fin de ma période d’abonnement si je ne me réabonnes pas.
    A mon avis, c’est bien mieux que des « durées de prêt ». Et sans doute tout aussi efficace. Par exemple, et entre autres choses, si une ville de taille moyenne dépense env. 60.000€ / an de timbre pour les relances, cette facture pourrait descendre à p-ê 5.000 s’il ne s’agissait de relancer que les « fins d’abonnement ». Et avec les 55.000€ supplémentaires, on pourrait sans doute racheter les exemplaires supplémentaires qui font défaut aux usagers qui attendent que Mme X. ait fini.

    Bref, ça nous fait rire parce que c’est « hors des clous » du fonctionnement des bibliothèques. Mais au fond, Mme X a p-ê raison.

  4. Rincevent Says:

    Je ne pense pas que ce fonctionnement soit idéal pour une bibliothèque. Dans la mesure où notre fonction (mission ?) est d’assurer un accès égal pour tous aux documents (non parce que l’accès à la culture, dans les faits on a pas vraiment d’influence dessus), on est quand même bien obligé de secouer le cocotier pour éviter que certains ne monopolisent les documents. Et ce d’autant plus que les délais liés au rachat d’exemplaires identiques ne permettront pas forcément de compenser les absences (ça dépend des structures, mais quand on doit parfois attendre un mois et demi avant de recevoir une commande on reste méfiant).

    Je crois que le moins embêtant est d’autoriser des prolongations ou même d’allonger les prêts à la demande. L’usager ne se sent pas fliqué, et ça permet de voir revenir les docs à une date raisonnable, ou au moins prévue.

  5. Laure Says:

    En fait, ce qui m’a frappée dans ce mail, c’est justement … le mail: on envoie à présent des mails de rappel, – moins chers que des lettres en temps, énergie et coût, et, sans s’en rendre compte, on induit d’autres comportement; les gens nous répondent beaucoup, comme si, en envoyant un mail sur leur ordi., on entrait dans une intimité que n’a pas la lettre venue d’une institution, tamponnée par la poste, à l’en-tête de la mairie… C’est fort, on n’est plus ressenti comme une institution froide mais plus comme une personne avec qui on discute : d’où surprise: nos lecteurs n’envisagent pas du tout leurs emprunts, le temps et la fonction des bibliothèques comme nous …

  6. Rincevent Says:

    Remarque tout à fait pertinente de Laure. La gratuité et l’instantanéité du mail facilite beaucoup l’expression de l’usager, ce qui facilite les contestations et nous force aussi à être plus vigilants. Avant, on pouvait se dire qu’on verrait ça au prochain passage de la personne, maintenant les gens appellent ou envoie un mail dès qu’ils ont reçu leur rappel. Ça oblige à une plus grande réactivité (ce qui me convient parfaitement).

    Au fait, Melvil, l’adresse (postale) de la dame apparait toujours dans le mail, c’est normal ?

  7. davidolib Says:

    +1 pour nicomo : et pourquoi pas envoyer un mail ou un sms en disant « votre prêt arrive à terme, cliquez donc la dessus pour le prolonger » ou alors proposer un prêt sans date de retour et avertir le lecteur quand un autre lecteur a besoin du bouquin. Enfin, y’a certainement plein de chose à (ré)inventer


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